Je m’entraîne beaucoup à vélo, à pied et à la piscine. Pour aller à la piscine trois fois par semaine avec le sac de natation sur le dos, j’ai fini par regarder sérieusement le vélo à assistance électrique, histoire de ne pas arriver cuit avant même l’entraînement. En creusant le sujet pour savoir si une aide existait encore, j’ai découvert que les règles avaient changé plus vite que je ne le pensais. Voici ce que j’ai retenu, sans prétendre tout connaître du dossier administratif, juste ce qui m’a semblé utile à partager.
Le bonus vélo national s’est arrêté le 15 février 2025
C’est la première chose à savoir, et elle change tout le reste du raisonnement : l’aide nationale à l’achat d’un vélo, qu’on appelait le bonus vélo, n’est plus accordée pour les achats réalisés après cette date. Une période transitoire existait pour ceux qui avaient déjà facturé leur vélo ou versé le premier loyer d’une location au plus tard le 14 février 2025. Si c’est votre cas, les anciennes règles s’appliquent encore à votre dossier. Pour tous les autres achats plus récents, il faut regarder ailleurs, et c’est tout l’objet des sections suivantes.
Qui pouvait en bénéficier et quels vélos étaient concernés
Je détaille ces critères parce qu’ils reviennent presque à l’identique dans plusieurs aides régionales encore actives, donc ça vaut le coup de les comprendre une bonne fois.
Le revenu fiscal de référence, la notion clé
Le revenu fiscal de référence par part, ou RFR, c’est le chiffre qui figure sur votre avis d’imposition et qui sert à déterminer dans quelle tranche d’aide vous tombez. Deux seuils structuraient le dispositif national : 7 100 € par part pour accéder aux montants les plus élevés, et 15 400 € par part pour un accès plus limité. Les personnes en situation de handicap bénéficiaient automatiquement du traitement le plus favorable, quel que soit leur revenu.
Les vélos et équipements concernés
Le dispositif couvrait le vélo à assistance électrique neuf ou d’occasion, le vélo classique sans assistance, ainsi que les versions pliantes, cargo, rallongées ou adaptées, électriques ou non, et les remorques électriques pour vélo. Une exclusion nette : les vélos équipés d’une batterie au plomb n’étaient pas éligibles. Autre condition non négociable, l’achat ou la location devait se faire auprès d’un professionnel, jamais d’un particulier, et le vélo devait porter un identifiant unique inscrit sur le cadre.
Les montants selon le profil, pour mémoire
Ce tableau résume les plafonds qui s’appliquaient dans le cadre national, utile si vous êtes dans la période transitoire ou si vous voulez comparer avec ce que propose votre région.
| Profil | Vélo classique | Vélo électrique | Vélo cargo, pliant, adapté ou remorque |
|---|---|---|---|
| RFR ≤ 7 100 € ou handicap | 150 € max | 400 € max | jusqu’à 2 000 € max |
| RFR ≤ 15 400 € | — | 300 € max | jusqu’à 1 000 € max |
L’aide couvrait au maximum 40 % du coût d’achat, dans la limite de ces plafonds. Autrement dit, même avec le profil le plus favorable, il fallait toujours avancer une bonne partie de la somme.
Démarches et délais, si vous êtes encore concerné
Ce qui m’a frappé en lisant les conditions, c’est à quel point tout est minuté. On a six mois après la date de facturation pour déposer la demande, pas un jour de plus. Passé ce délai, le dossier tombe, même si vous êtes parfaitement éligible sur le fond. Le compte à rebours démarre dès que la facture est signée, et personne ne vous prévient quand il arrive à zéro. Autre contrainte du même ordre, mais qui joue cette fois après coup : impossible de revendre le vélo dans l’année qui suit la facturation ou le premier loyer, sous peine de devoir rembourser l’aide perçue.
Côté justificatifs, il faut réunir une pièce d’identité ou un titre de séjour, un justificatif de domicile, la facture d’achat, l’avis d’imposition correspondant au RFR demandé, et un justificatif de situation de handicap si cette condition s’applique. La demande se dépose sur la plateforme primealaconversion.gouv.fr, et l’aide pouvait se cumuler avec la prime à la conversion ainsi qu’avec certaines aides locales, sous réserve des règles propres à chaque collectivité. En cas de doute, le numéro vert 0 800 74 74 00 permet de poser la question directement.
Si l’aide nationale ne s’applique plus à votre achat
C’est là que ça devient intéressant selon où vous habitez, parce que certaines régions ont leur propre dispositif, indépendant du calendrier national. En Île-de-France, Île-de-France Mobilités propose jusqu’à 400 € pour un vélo à assistance électrique, un pliant ou un cargo sans assistance, jusqu’à 600 € pour un cargo électrique, 200 € pour un kit d’électrification posé par un professionnel, 100 € pour un vélo mécanique réservé aux 15-25 ans, et jusqu’à 1 200 € pour un vélo adapté. En Occitanie, l’aide régionale va de 200 € à 400 € pour un vélo à assistance électrique neuf selon les cas, et jusqu’à 240 € pour un vélo classique.
Si aucune de ces aides ne correspond à votre situation, le réflexe le plus simple reste de contacter directement votre mairie, votre département ou votre région : beaucoup de collectivités ont mis en place leur propre coup de pouce, parfois peu visible en ligne, et la seule façon de le savoir est encore de demander.